Le plafond
Dans l’architecture moderne, le plafond a suivi la tendance générale et s’est dépouillé peu à peu de tous ses ornements moulures, dorures, guirlandes de staff, sujets peints si en vogue au siècle dernier, où le goût du surchargé se manifestait dans tous les domaines. Comment dissimuler ces entrelacs fleuris, ornés de coquilles ou de nÅ“uds Louis XV (et c’est le moindre mal) qui forment un contraste affligeant avec les lignes simples du mobilier actuel? Le staff, mélange de plâtre, de filasse et de chanvre, utilisé jadis pour la réalisation de ces fioritures sans art, sert aujourd’hui à les masquer. Un faux plafond, en plaques de staff, accroché quelques centimètres plus bas, dissimule le plafond primitif. Ce type de « plafond suspendu » est également très employé, pour combattre la mauvaise isolation phonique des constructions trop hâtives et précaires.
Même réduit à sa plus simple expression (une surface plane et nue), le plafond offre encore de nombreuses ressources du point de vue décoratif. Un plafond peint d’un ton vif ou sombre donne l’impression d’un toit et abaisse une pièce trop haute, lui donne plus d’intimité. Un plafond blanc, au contraire, réfléchit la lumière et accuse l’effet de hauteur.
Un faux plafond de dalles de verres, placé un peu au dessous du premier, permet, dans l’intervalle, une disposition ingénieuse de l’éclairage et diffuse agréablement la lumière artificielle.
Les poutres apparentes se retrouvent souvent dans les demeures rustiques. A l’encontre du goût en vigueur au siècle passé qui imposait le plâtre et le staff à tout propos et même hors de propos, l’on se plaît à l’heure actuelle à remettre à jour les solives grossièrement équarries, à dégager une charpente dont le dessin s’harmonise toujours avec un décor même le plus moderne.
Laissez un commentaire