L’éclairage classique
Malgré les progrès accomplis dans la science de l’éclairage et les perfectionnements apportés aux luminaires modernes, d’une conception très rationnelle, il y a, il y aura toujours les adeptes de l’éclairage classique, ceux qui regrettent le temps des bougies et des lustres étincelants. Heureusement, en matière d’éclairage, modernisme et archaïsme sont parfaitement conciliables : lustres, flambeaux et appliques de toutes époques peuvent être adaptés aisément à l’électricité et munis de petites ampoules « flammes » qui remplacent les bougies et diffusent un éclairage confortable, sans que l’esthétique ait à en souffrir.
Les lampadaires, les lampes portatives, dissimulent les sources lumineuses qui seront réparties en divers points d’une pièce. Un lustre central suffit à donner l’éclairage d’ambiance. Des appliques symétriques mettront en valeur une glace, un tableau ou un meuble du même style.
Les bougies, enfin, n’ont rien perdu de leur charme sur une table d’apparat, aucun éclairage n’est plus flatteur pour les cristaux, l’argenterie.., et les convives.
Un luminaire ne doit pas être choisi à la légère, choisissez le en fonction du style du mobilier, et non en raison de vos préférences ou de sa beauté propre. Ne vous laissez pas séduire par la ciselure d’une torchère Louis XIV, si votre mobilier est d’un style Directoire délicat.
Si vos possibilités ne vous permettent pas de vous offrir un luminaire d’époque, vous trouverez, dans les maisons spécialisées et les grands magasins d’excellentes interprétations. Méfiez vous cependant des imitations trop luxueuses qui n’ont pas la patine de modèles authentiques. Un modèle discret en parfaite harmonie avec votre décor jouera mieux son rôle qu’une copie clinquante et de mauvais goût.
Il est difficile de dissocier la lumière de la couleur; en effet, c’est la décomposition de la lumière traversant un prisme qui a donné naissance aux sept couleurs fondamentales : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Et ces couleurs, à leur tour, réfléchissent la lumière avec plus ou moins d’intensité, créant toute une gamme de valeurs. De la répartition bien équilibrée de ces valeurs dépend l’harmonie d’un ensemble, et sa réussite. Vous ne pouvez, dans une même pièce, donner la même importance à tous les éléments colorés. Des valeurs trop fortes, en proportions égales, sont fatigantes pour l’oeil et rendent une pièce inhabitable. Une seule dominante suffit à faire « chanter » un ensemble de tons plus assourdis.
C’est la couleur qui crée la vie dans un intérieur. Les décorateurs modernes ont su tirer parti de cette richesse « à bon marché » et l’utiliser avec audace, sans négliger son rôle psychique.
Le bleu, le vert sont reposants, mais, employés uniformément, ils deviennent tristes. En peinture brillante, le vert donne une réverbération peu flatteuse.
Le jaune, le rose, l’orange sont toniques. Une pointe de jaune dans le blanc le rendra beaucoup plus chaud.
Le rouge est dynamique. Employé en grande surface, il risque d’être obsédant, mais gagne au voisinage des tons neutres qui en adoucissent l’effet.
Le violet est déprimant; toutefois, à côté d’un jaune, son complémentaire, il « vibre ».
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