Le métrage à acheter
Pour chaque rideau, acheter le tissu en calculant très exactement la hauteur de la fenêtre (de la tringle jusqu’au sol), plus 30 cm (10 cm pour la tête et 20 cm pour l’ourlet) ; ne jamais faire d’ourlets de moins de 10 cm pour donner du poids aux rideaux. Sauf dans le cas de tissus unis, de rayures simples ou de dessins particulièrement fondus, il faut, à l’achat, tenir compte du raccord.
Le doublage du tissu
Il n’est pas toujours indispensable de doubler les rideaux. La percale imprimée, glacée ou non, est plus jolie non doublée car ses couleurs s’animent, deviennent plus lumineuses et plus fraîches dès qu’elles sont traversées par un rayon de soleil. Dans ce cas, il suffit de replier la lisière du tissu sur l’envers et de coudre (toujours à la main) à points légers.
Le tissu le plus indiqué pour doubler les rideaux est la satinette. Il existe trois procédés pour doubler les rideaux, les voici, indiqués dans l’ordre, en commençant par le plus simple et en terminant par celui qui est le plus « tapissier » des trois. 1° Premier procédé pour doubler le tissu Poser à plat sur une grande table ou sur le sol, la doublure sur le tissu, envers contre envers.
Laisser dépasser le tissu de 7 cm sur la doublure. Bâtir à grands points du haut en bas, trois fois dans la largeur (tous les 30 à 35 cm).
Replier le tissu sur la doublure, ourlet à la main (C). Retirer le bâti.
Si on fait l’ourlet à la machine, il sera préférable de masquer la piqûre à l’aide d’un galon.
Ici, l’ourlet n’est pas nécessairement haut de 10 cm car la doublure suffit à donner du poids au rideau. 2° Second procédé pour doubler le tissu
Poser à plat doublure sur tissu, endroit contre endroit.
Piquer à 1 cm 1/2 du bord tout le tour du rideau à l’exclusion de la tête.
Retourner et repasser. Le côté qui correspond à la tête et qui n’a pas été piqué sera terminé à points perdus. 3° Troisième procédé, dit « baguer » Poser bien à plat la doublure sur le tissu envers contre envers. Rassembler les deux tissus en partant de haut en bas à 10 cm de la bordure par une série de points perdus (c’est à dire points
espacés et légers en veillant à ce que le fil passe entre les deux tissus de point en point) (B). Renouveler l’opération toujours de bas en haut tous les 30 cm à peu près.
Ce procédé est indispensable lorsque l’on intercale entre le tissu et la doublure un molleton afin d’éviter le glissement ou le gonflement de trois tissus superposés. Rentrer tout autour bord à bord par une couture à points devant ou par un surjet et terminer par un galon ou une frange.
Si le tissu de votre choix est imprimé
Quand on veut acheter un tissu imprimé, il faut, pour bien choisir le dessin, tenir compte de la hauteur des fenêtres, ceci afin de ne pas détruire l’équilibre de la pièce.
Dans le cas d’une petite hauteur de fenêtre (moins de 2 m 80), choisir de préférence : 1° les rayures verticales; 2° les dessins fondus mais aérés.
Dans le cas d’une grande hauteur de fenêtre (3 m et plus), choisir alors 10 des gros bouquets; 2° les grands dessins assez espacés, etc.
Si on a déjà dans une pièce un lit ou des meubles recouverts d’imprimé, ou encore un papier peint très décoré, s’abstenir absolument de choisir un imprimé.
La question du raccord
Le raccord est l’endroit où le dessin se rejoint sur la lisière. Il est indispensable que, sur chaque lé, le raccord se retrouve à la même hauteur, afin de ne pas déséquilibrer le dessin.
Le souci du raccord peut entraîner une certaine perte de tissu, mais il est évident que celle ci n’excède en aucun cas la dimension du dessin. Il est donc à conseiller, lorsqu’on va acheter du tissu, de connaître très exactement les dimensions de la fenêtre. La vendeuse se charge alors de calculer le métrage nécessaire pour couper en tenant compte du raccord.
Le tissu d’ameublement étant, sauf rares exceptions, vendu en 130 cm de large, on se contentera pour une fenêtre moyenne (1 m 50 de large) d’un lé en 130 pour chaque rideau, soit 2 m 60 de largeur de tissu pour les deux rideaux (fig. 4, page précédente) Ne pas oublier que, pour être suffisamment froncé et ne pas faire « pauvre ». le rideau à plat doit toujours mesurer au moins une fois et demie la largeur de la tringle sur laquelle il sera posé.
Pour une plus grande fenêtre, prendre trois hauteurs de tissu par fenêtre au lieu de deux, toujours en tenant compte du raccord si le dessin l’exige. Chaque rideau sera alors composé d’un lé et demi, soit 1 m 95 (fig. 5 page précédente).
Les différents modes d’accrochage
ici encore, trois procédés : 1° Plis et anneaux; 2° Triplure et fausse tête; 3° Rufflette.
1° Plis et anneaux .C’est le procédé le plus simple. Il suffit de monter la tête du rideau en plis couchés, en plis creux ou en gros plis religieuse, de coudre solidement sur chaque pli un anneau de rideau de la dimension voulue suivant que l’on utilisera une tringle en bois ou une tringle métallique.
2° Triplure et fausse tête. La triplure est une toile empesée (il en existe à apprêt permanent) qui sert aux chemisiers pour monter les cols de chemises d’homme.
En préparer une bande de la longueur exacte de la tringle et de 10 à 15 cm de large. La triplure servira à donner du maintien à un tissu un peu mou.
Gainer cette bande de triplure dans le tissu des rideaux.
Le rideau à plat mesurant une fois et demie la longueur de la bande de triplure, le froncer, le poser dans le bas de la bande gainée.
Couper et assembler une bande de tissu de deux fois la longueur de la bande gainée (ou de la tringle). La hauteur de cette bande doit être, ourlets non compris, exactement la même que celle de la bande de triplure. Froncer à la largeur du rideau et poser.
La fausse tête est froncée en haut et en bas.
Ce procédé est très utile pour allonger un rideau quand le raccord est trop juste, car il permet de tricher légèrement sur la hauteur en cousant les crochets plus ou moins haut.
Sur le dos de la bande de triplure gainée, coudre tous les 10 cm des crochets pour tringles chemin de fer et monter sur tringles chemin de fer. 3° Rufflette . La rufflette est un ruban qui se fronce à l’aide de deux cordonnets coulissés. Elle s’achète toute prête; la prendre de la largeur exacte du rideau plus 5 cm pour les retours.
La rufflette se pique à la machine sur l’envers du rideau, avant de la piquer, ménager un retour de 5 cm dans le haut du rideau. La rufflette se montant à plat a le grand avantage de permettre lavage et repassage sans rien avoir à démonter.
Il ne reste qu’à froncer à volonté en tirant et nouant les cordonnets.
La rufflette est munie de poches dans lesquelles on introduit les crochets. Employer la rufflette avec les tringles chemin de fer.
La cantonnière, les embrasses
La cantonnière : à éviter absolument dans le cas de plafonds trop bas.
La cantonnière, sorte de bandeau, va de la tringle à la partie de la fenêtre qui s’ouvre. Veiller à ce qu’elle ne gêne pas l’ouverture de la fenêtre.
La cantonnière peut être faite plate (droite ou à festons) ou au contraire sous forme de volant froncé ou plissé.
Dans le cas d’un volant froncé, utilisez encore la rufflette. Adapter directement sur la tringle conçue spécialement.