Les papiers peuvent présenter une imitation parfaite du tissu

Certains procédés, le flocage, par exemple, permettent d’imiter, à s’y méprendre, l’aspect chatoyant du velours ou de la soie. Réservés aux pièces d’apparat, ces papiers prêtent aux murs une richesse décorative qui se suffit à elle même. Attention à la surcharge !

Dans une pièce, le plafond présente une cinquième surface et il peut être amusant de le tapisser de papier peint à l’égal des murs. Notez ici les poutres apparentes que l’on a eu le bon goût de ne pas dissimuler. Elles présentent un élément décoratif qui s’harmonise parfaitement avec le sol carrelé, la porte Louis XV et le lit d’un ravissant modèle.

Un seul mur tapissé de papier peint suffit à créer, dans une pièce, une impression d’intimité. Cette disposition suggère un centre d’intérêt qui anime les surfaces unies. Grâce à l’utilisation partielle du papier peint (en panneau, dans un angle ou une alcôve), il est possible de déterminer plusieurs coins sans courir le risque d’écraser la pièce avec un décor trop chargé.

Au contraire, un panneau de papier uni sur une tenture à ramages délimite une zone neutre qui permet de mettre en valeur un meuble, un tableau ou un objet offrant un attrait particulier.

Bien entendu, il est nécessaire de conserver à l’ensemble une certaine homogénéité pour qu’il reste harmonieux. Le papier peint, en panneau, est un élément ornemental qui doit être en accord avec le style du mobilier et la tonalité dominante.

LES PAPIERS PLASTIQUES le dernier procédé de fabrication destiné à rendre lavable et lessivable le papier peint en rend l’utilisation parfaite dans toutes les pièces où naguère son emploi était déconseillé.

L’opération se fait en même temps que l’impression. La machine à imprimer les dessins et les couleurs dépose en même temps sur le papier un enduit plastique qui lui confère des qualités de solidité et d’imperméabilité inconnues jusqu’alors. Cette nouveauté a immédiatement suggéré chez les fabricants de papiers peints l’idée d’étendre leur production à un domaine interdit jusqu’alors. Les décorateurs, immédiatement séduits par cet apport nouveau mis à leur disposition, ont littéralement transformé le décor de la cuisine, aussi bien que celui de la salle de bains. Les chambres d’enfants jusqu’alors étaient invariablement ripolinées. Elles s’égaient de dessins et de couleurs infiniment plus séduisants que les surfaces uniformes utilisées naguère.

Le trompe l’oeil, procédé très ancien, est de nouveau à la mode.

Les papiers peints, aujourd’hui, imitent les matériaux les plus divers et se prêtent à des effets très variés.

Les grands ramages employés en panneaux sont d’un effet très heureux et d’un emploi précieux pour « réchauffer » une pièce ne comportant que peu de meubles. Par leur richesse décorative, ils permettent ainsi d’orner les fenêtres de rideaux montés avec simplicité, exécutés dans un tissu peu coûteux.

Les papiers copie d’anciennes toiles de «Jouy», d’un caractère très romantique, accentuent l’intimité d’une chambre à « l’ancienne ».

Les imitations sur papier peint de matériaux utilisés en décoration, tels que la pierre, le marbre ou le bois sont à retenir. La perfection du dessin et de la fabrication arrivent à en donner une imitation parfaite; et là où la nécessité n’exige pas les propriétés de solidité de la pierre et du marbre, les papiers peints rendent de très grands services.

Le papier « pierre de taille » fait merveille dans un vestibule, une cage d’escalier, murs qui réclament de la netteté plutôt qu’un décor précieux réservé aux pièces d’habitation.

Le papier « marbre » est d’une utilisation plus variée. Il peut recouvrir des panneaux, composer le cadre d’un trompe l’oeil, en fait, on peut en jouer à l’infini.

Le papier « bois » confère à une pièce, et à peu de frais, un aspect chaud et confortable qui est bien la caractéristique de son originalité. Le papier peint « Lattis » permet d’amusantes combinaisons décoratives, il meuble un renfoncement, un panneau sans intérêt, et convient à une entrée ou à une salle de séjour, à la campagne. Certains papiers en relief granités comme une « toile » grossière conviennent à une salle campagnarde ou à un atelier. Les papiers « claies de bambou » imprimés en foncé sur fond clair créent immédiatement une impression d’espace et de rusticité. L’on souhaite placer dans un tel cadre des sièges de fer peint en noir, garnis de toile de couleur, des plantes et des fleurs, afin de compléter l’illusion « jardin » qu’un semblable décor suggère immédiatement.

 

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