Cheminées à feux ouverts

Une cheminée est un élément de confort et de décoration pour la maison. Aujourd’hui une cheminée à feu ouvert est choisie en fonction de son charme (ainsi que pour l’ambiance qu’elle crée) alors que, autrefois, elle avait un rôle essentiel tant pour le chauffage de la maison que pour la cuisson des aliments.

Afin d’assurer le bon fonctionnement d’une cheminée, il est nécessaire de respecter certaines règles.

Ces règles ont bien évidemment évolué à travers le temps. En effet, un simple trou dans le toit servait à évacuer les fumées alors qu’on trouve aujourd’hui des systèmes nettement plus élaborés permettant la récupération de chaleur, comportant des tablettes antirefoulantes et autres avantages.

Le remplacement des pièces maçonnées par des pièces préfabriquées a permi l’évolution de la construction des âtres.

La combustion du bois

La cheminée était construite à l’origine pour des feux de bois ou de tourbe.

Contrairement à la tourbe, le bois a une combustion vive qui conditionne les dimensions des cheminées à feu ouvert. Il ne contient pas de soufre et a une teneur en cendre faible. Son pouvoir varie en fonction du degré d’humidité mais également en fonction des différentes essences.

Chaque essence de bois brûle différemment. Dans les feuillus, on préférera les bois durs qui posent un bon rapport entre pouvoir calorique et durée de combustion. Ils offrent une grande chaleur rayonnante avec beaucoup de braises qui restent longtemps incandescentes. Il ne faut cependant pas négliger les bois plus tendres qui brûlent plus vite (exemple : le bouleau).

Ils sont très utiles pour lancer ou relancer un feu sur lit de braise.

Le sapin reste un bois de qualité moyenne pour alimenter un feu de cheminée.

Il est déconseillé d’utiliser certains feuillus tendres tels que le tilleul, le peuplier, le saule et le marronnier; ce sont des bois qui brûlent relativement mal et chauffent peu.

Il faut impérativement éviter d’utiliser des bois de récupération traités, tels que traverses de chemin de fer et poteaux télégraphiques. Ceux ci encrassent rapidement les conduits, et risquent de produire des émanations de gaz toxiques.

Des bois secs

Il est important d’utiliser des bois bien secs. Non seulement le bois humide brûle mal mais il endommage l’installation de chauffage et entraîne le goudronnage des conduits. Suffisamment sec, le bois s’allume facilement et brûle sans odeur. Le bois fraîchement coupé est inutilisable comme combustible. En effet la plus grande partie de l’énergie est utilisée pour l’évaporation de l’eau (dans l’aubier qui est le jeune bois situé sous l’écorce on trouve jusqu’à 75% d’eau).

Pour favoriser le séchage du bois il est préférable de fendre les gros rondins. Le bois fraîchement coupé sera débité selon la dimension d’utilisation et stocké à l’abri de la pluie dans un endroit sec.

La durée minimale de séchage est de dix huit mois à deux ans. On reconnaît facilement le bois sec en le soupesant. En effet, une bûche sèche est plus légère qu’une bûche humide. En cognant deux bûches l’une contre l’autre, un son sec permet de reconnaître le bois sec alors qu’un bruit sourd indique le bois humide. Certains bois comme le chêne demandent des temps de séchage de trois à quatre ans dont un an d’exposition à la pluie pour lessiver le tanin.

Stockage du bois

Le bois fraîchement coupé sera stocké à l’abri de la pluie dans un endroit sec. Il faut empiler le bois sans le tasser pour permettre la circulation de l’air entre les bûches. Le courant d’air en circulant se charge d’humidité, l’évacue et sèche le bois. Une cave ainsi que toute partie d’habitation mal ventilée ne conviennent pas pour stocker le bois.

Il est important d’éviter le contact direct entre le sol et le bois. Pour se faire la base du tas sera constituée de bois croisés ou de grosses pierres.

Production de chaleur

La quantité de chaleur produite par la combustion du bois se répartit de trois manières différentes (convection, conduction, rayonnement). La plus grande partie de la chaleur produite (80%) est entraînée par convection dans le conduit de fumée et évacuée vers l’extérieur. Dans une cheminée de type classique 80% de la chaleur produite est gaspillée. Le récupérateur de chaleur, comme son nom l’indique, permet de récupérer une partie de cette chaleur.

Une cheminée chauffe également par rayonnement. En effet, les braises et les parois de l’âtre sont à une température très élevée supérieure à 10000 C. Cette chaleur émise par rayonnement est égale à 20% de la chaleur délivrée par la combustion du bois. Le rayonnement est la seule chaleur utile d’une cheminée à foyer ouvert non équipée d’un récupérateur de chaleur. Il est donc important de prévoir une plaque de cheminée qui accentue l’effet de rayonnement.

L’effet de rayonnement n’existe pas dans les foyers fermés.

La taille des bûches a également son importance. A poids égal de bois, la quantité de chaleur émise par une cheminée est inversement proportionnelle au diamètre des bûches. Elle est d’autant plus importante que celles ci sont petites. Une flambée de petites bûches donne une montée rapide de la température tandis que de grosses bûches en brûlant lentement permettent de conserver une température constante dans la pièce.

 

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