Un dense rideau de verdure entoure ce jardin boisé, le protégeant jalousement des regards et du bruit du centre de Paris. De hauts marronniers d’Inde, des érables et de faux acacias autour du centre, constituent un arrière plan feuillu aux plantations naturalistes luxuriantes qui tournent à leur avantage l’aspect ombragé prédominant.
Le jardin a été dessiné par Gilles Clément une des figures de proue du paysagisme français contemporain et ce fut lui qui transforma la conventionnelle pelouse centrale entourée de plates bandes en remplissant le centre du jardin avec une masse de bas arbustes courant et serpentant en ailées autour des bordures. Les parterres flottants qui ne laissent qu’entrevoir le jardin donnent l’impression qu’il est plus grand qu’en réalité.
Les plantes rampantes écartent les mauvaises herbes et réduisent l’entretien au minimum. Dans le plus grand parterre, enrichi avec du terreau, un ensemble composé de Parrotia persica, Nothofagus antartica et Prunus serrula est alterné avec de la bruyère, en vue de donner en permanence aux parterres un aspect attrayant. A côté du patio qui jouxte la maison, on peut voir des parterres d’arbres à thé hybrides et des roses floribunda mariés au Cerastium tomentosum à feuilles argentées. Tout près, des Cotoneaster lacteus évoluent aux côtés d’un Cornus florida.
Les rhododendrons et les camélias tirent parti de l’ombre des arbres. Au dessous d’eux, la fougère et l’acanthe assurent un contraste marquant de feuillages, tandis que les fleurs blanches des doux woodruff (Galium odoratum) et celles jaune bleu des Euphorbia robbiae illuminent les endroits les plus sombres.