Un luxueux jardin de terrasse
Le jardin de terrasse new-yorkais qui appartient à l’historien d’art Gwen Bugrée et à son mari architecte John, a été dessiné par eux-mêmes, sur les conseils de Tim Duval. C’est un jardin qui révèle un sens accusé du style, combiné à une connaissance et à l’amour des plantes.
Le jardin s’étend sur deux niveaux et sur chacun d’entre eux un usage imaginatif de l’espace étroit est sensible, qui incorpore des espaces à l’abri de la ville et d’autres qui en font un arrière-plan. Cette terrasse sur le toit du seizième étage fournit d’un côté un espace ensoleillé propice aux plantes vivaces et de l’autre une aire qui rappelle le jardin mauresque. Au 15ème étage une terrasse luxuriante longue et étroite émerge tout droit du salon, de telle façon que l’on passe presque imperceptiblement de l’un à l’autre.
Le jardin du toit est divisé en deux parties spectaculairement différentes par leurs atmosphères respectives, et pourtant complémentaires. D’un côté des bacs, ce qui crée une bordure continue à trois avec pour toile de fond la ligne d’horizon de la ville. Dans les bacs et se répandant au-dehors on trouve des éternelles, parmi lesquelles un Iris siblirica, une gypsophile, des asttibles, des delphiniums, des balloon flowers (Platycodon), des asters, des dianthus et des sedums. A partir de là , le visiteur traverse une terrasse en tuiles jusqu’à une aire magique constituée par une tonnelle blanche voûtée et un bassin entourant une classique fontaine. De chaque côté du bassin rectangulaire s’étend une allée de marbre frais, et une bordure de plantes assorties de caroubiers, de roses et dartemisia. Des fougères des bois poussent dans l’ombre tachetée de la tonnelle aux lattes blanches. On aperçoit, derrière, un espace au sol de bois conçu pour s’y asseoir. Des meubles élégants en fer forgé blancs y ont été disposés et entourés du treillage blanc qui sert de support aux rosiers grimpants et qui constitue un cadre superbe à l’aube radieuse.
Sur la terrasse du bas, entièrement en tuiles, de grands bacs complantés d’arbres et d’arbustes contribuent à rompre la forme en couloir. Une aire de repas couverte d’une toile jaune est visible à travers les fenêtres française du salon. Là , les plantes vertes font un environnement toujours verdoyant, tandis que l’oléandre appelle ses couleurs vives. D’un côté il y a une étroite « allée dort », ombragée, encadrée de deux longs bacs à plantes d’angulaires remplis de bouleaux blancs. Elle débouche une aire ensoleillée entourée de plantes basses comme Juniperus procumbens « Nana » et quelques arbustes hauts comme le Rhododendron yakushimanum, le pieli wisteria et le rosier. De l’autre côté de cet espace le « trait » essentiel est une vue magnifique sur Central Park. Celle agrémentée d’un thuya, d’un cognassier et d’un Malus » rouge » pour les fleurs et les fruits de géraniums et du rhybride rose « Peace » pour la couleur de ses fleurs.
Laissez un commentaire