Vous passez pratiquement dans votre lit la moitié de votre vie. La façon dont vous dormez conditionne votre sommeil, donc votre santé. Il serait superflu d’insister sur le fait que la literie doit être d’une extrême propreté, car rien ne retient mieux la poussière.
Dans les maisons de campagne vides durant de longues semaines, la literie peut devenir le domaine des insectes et des rongeurs. Au moment où vous la quittez, défaites les petits, pliez les couvertures et vaporisez le tout d’insecticide. Lorsque vous y revenez, ouvrez la fenêtre de la chambre et laissez entrer la lumière.
Les matelas de laine
Il est lourd; aussi, pour une manipulation facile, munissez le de poignées cousues sur les côtés. Afin d’éviter les creux et les parties renflées, retournez le deux fois par semaine: une fois de la tête aux pieds et une autre fois d’un côté à l’autre. Faites le refaire dès que vous en éprouverez le besoin: en général, une fois tous les 4 ou 5 ans suffit; des maisons spécialisées s’en chargent. Si la toile est un peu usée, et que certains endroits menacent de se couper, faites faire une housse amovible, fermée aux pieds par des pressions, que vous pourrez enlever et laver aisément.
Dépoussiérez le à fond toutes les semaines à l’aspirateur.
Matelas à ressort
Il comporte en général une face hiver et une face été: il ne doit donc être retourné que deux fois par an. Faites le néanmoins plus souvent, en même temps que vous le passez à l’aspirateur: une fois tous les mois, de la tête aux pieds. C’est surtout ce matelas qui doit être préservé par une housse, car si sa toile est usée, seul un spécialiste pourrait la remplacer.
Matelas en mousse de latex
En principe, il ne doit pas se retourner, mais il est malgré tout prudent de le faire, fût ce pour son aération. Il est imputrescible et les insectes n’y prennent pas abri. Mais il craint le soleil et la grande chaleur: ne le mettez pas en contact avec une bouillotte trop chaude ou un coussin électrique chauffant, pas davantage avec la cigarette. En mousse polyester, le matelas présente les mêmes qualités.
Les sommiers
Certaines parties en sont quelquefois apparentes si le lit ne comporte pas d’encadrement de bois. Dans ce cas, protégez le par un tissu assorti au couvre lit, et en harmonie avec le décor de la pièce. Le sommier métallique retient peu la poussière, sauf dans les coins. Une fois par semaine, passez l’aspirateur sur toute la surface et insistez dans les angles. Pour assurer une bonne protection au matelas, placez une toile ou autre tissu épais entre sommier et matelas. Mais fixez la aux quatre coins pour l’empêcher de glisser. Lavez la toile deux fois par an.
Traversins et oreillers
A vrai dire, les traversins (polochons) sont passés de mode depuis qu’on aime dormir à plat, sans se casser le menton. Néanmoins, certaines personnes y restent fidèles. Protégez les par une housse amovible: celle du polochon peut être un tuyau dont on maintient les côtés, beaucoup plus longs, par des rubans.
Les oreillers de plumes sont certes les plus doux. Battez les et aérez les chaque jour en même temps que les draps et les couvertures. Pour les préserver, ne les placez jamais directement dans les taies; glissez les dans une housse de toile souple mais serrée, afin de les préserver de la transpiration de la tête. Il serait bon d’ailleurs de posséder plusieurs housses, à lessiver chaque mois au moins. Placez souvent vos oreillers à l’air et surtout au soleil. Si l’un d’eux a été en contact avec une personne malade, il faudra le vider de ses plumes et le laver vous même (les teinturiers ne se chargent pas de ce travail). C’est difficile, car les plumes légères, une fois libérées, s’envolent facilement.
Procédez en préparant un sac de tissu serré. Décousez un des côtés de l’oreiller, et cousez le à l’ouverture du sac. Les plumes glisseront ainsi de l’un à l’autre. Tassez les dans le fond du sac et liez celui ci par un cordon serré avant de défaire la couture. Des déchets de plumes se colleront sur l’envers de l’oreiller; enlevez les à l’aspirateur. Lavez votre toile d’oreiller en utilisant un peu d’eau de Javel qui désinfecte. Après le lessivage, amidonnez la, pour éviter que les plumes ne la traversent.
Les oreillers en matière synthétique
Ces oreillers sont moins classiques et sans doute moins moelleux, mais ils sont pratiques, puisqu’on peut les laver sans les vider; toile et garniture se lavent ensemble, même à la machine à laver, dans de l’eau savonneuse.