Un atelier de peintre graveur et un confortable living room peuvent faire bon ménage.
L’exposition au nord, qui dispense une lumière froide, sans contrastes gênants, convient à un atelier de peintre, Il faut aussi à l’artiste une table importante pour travailler, des plans de rangement pour loger un matériel considérable et encombrant, des tiroirs pour placer les tubes de peinture, les pinceaux, etc.
Notre point de vue est de concilier les nécessités de travail d’un peintre et son goût pour l’ordre et le confort, dans une pièce qui doit être aussi une « pièce à vivre ». Comment aménager celle ci pour que le côté salon ne jure point avec le côté atelier et que ces deux « coins » si différents arrivent à former un ensemble harmonieux?
Le living room doit s’isoler lui même de l’atelier. Le canapé, le fauteuil, la table basse sont indispensables pour votre confort et celui de vos amis. Voici ci contre l’exemple d’une réussite parfaite.
Cette vaste pièce a été aménagée par une femme de goût, peintre de talent. Elle est largement éclairée de part et d’autre par deux immenses baies sans aucune armature; rien ainsi ne vient couper la vue. Les deux horizons s’inscrivent en plein ciel et forment comme deux tableaux insérés dans un cadre.
Une marche à claire voie, placée sous la baie, dissimule le système de chauffage.
Un très long canapé de velours rouge sépare la partie «salon » de la partie « atelier »; son dossier bas permet aux personnes assises de jouir de l’ensemble du living room.
Au fond, vous apercevez deux petites pièces dont le plafond a été abaissé; l’une (à droite) est une resserre des toiles, cadres, chevalets, et l’autre a été aménagée en coin d’intimité .
Le large divan, recouvert de peaux de panthères, s’encadre de vitrines dont la partie inférieure contient un bar. L’harmonie des couleurs se joue sur deux notes : le velours milleraies « blond » qui recouvre les murs, le bois d’érable blond et le rouge vitrail des sièges qui se retrouve dans le très beau pied de cristal de la haute lampe.
Dans un atelier de peintre, le problème rangement est plus important que dans n’importe quelle autre pièce. Si le désordre est admissible dans l’atelier, il doit être complètement banni d’une pièce qui se veut en même temps harmonieuse et agréable à vivre. Il n’est pas question de camoufler complètement le matériel de travail : sa présence, indispensable, peut être aussi sympathique. Vous avez vu, à la page précédente, l’alcôve réservée aux toiles, châssis et chevalets. Voici maintenant deux meubles spécialement conçus pour l’artiste, l’un pour le rangement de ses oeuvres, l’autre pour son travail de graveur.
Le meuble de rangement est habilement conçu. La face extérieure de chaque tiroir forme abattant, ce qui permet de ranger les documents sans les abîmer. Le dessus est équipé d’un chevalet très utile pour la présentation des dessins. Quand l’usage en est terminé, ce chevalet se dissimule dans une tablette et le meuble retrouve sa ligne nette.
La table de graveur offre une très large surface, suivant l’encombrement du matériel nécessaire : l’artiste, qui a tous les objets à portée de la main, peut travailler sans gêne et sans désordre. Le plateau est recouvert d’une épaisse plaque de verre, inattaquable au burin, aux acides, d’un entretien facile.
Remarquez la disposition sur plusieurs plans, des tiroirs multiples qui constituent un important volume de rangement. De dimensions graduées, ils permettent de trouver rapidement l’objet classé d’après sa taille.
L’éclairage joue un rôle primordial : la table ici est placée à l’appui d’une grande baie qui, le jour, dispense à profusion la lumière naturelle. Le soir, un réflecteur, à bras orientable articulé sur rotule, éclaire le plan de travail sans fatigue pour les yeux. A l’autre extrémité de la table, une lampe portative coiffée d’un abat jour diffuse l’éclairage d’ambiance.