Le divan lit, simple sommier monté sur pieds, s’adapte à tous les styles, à tous les emplacements lit de milieu, divan d’angle ou placé le long d’un mur, il est toujours facile de l’intégrer à un ensemble.

Si vous possédez quelques meubles anciens, moins le lit (ce qui arrive souvent), vous pouvez le remplacer par un divan. Mais, afin d’en corriger le caractère trop négligé, il convient alors de l’équiper d’un dossier, interprété dans le style général de la pièce. Vous pouvez aussi monter un « fond » de tissu travaillé dans le même esprit que les rideaux qui garnissent les fenêtres.

Dans une chambre moderne, le divan sera encadré d’étagères, de rayonnages aux dispositifs variés, suivant les objets à placer.

Armé d’accotoirs, accompagné de confortables coussins, il joue le rôle de canapé et donne à une pièce l’aspect d’un living room. Cet usage à deux fins correspond bien aux nécessités actuelles et explique le succès de ce meuble dans l’aménagement moderne.

Deux petites bibliothèques sont accotées à un divan strict. Au pied, une banquette sur un X permet de déposer, le soir, les vêtements.

Pour créer un jien entre un lit divan moderne et un mobilier Empire, on a utilisé un satin à rayures blanches et vertes, souligné dans le bas de la housse par un volant à plis plats vert foncé.

Remarquez le décor des murs vert pâle à rechampis blanc, ainsi que le dessin du baguettage qui orne les portes, traité dans le style Empire. La lampe est placée sur une table de chevet assez haute,’ de manière à bien éclairer le lit. De l’autre côté, un meuble bas, à tiroirs, recèle tout ce qu’il est utile d’avoir à portée de la main, la nuit. Un miroir Empire, deux petites gravures forment au dessus du divan un joli panneau. Voici une réalisation bien conçue, très harmonieuse.

La toile de Jouy connaît, aujourd’hui encore, une grande vogue : elle apporte une fraîcheur, une gaieté sans prétention, qui va bien avec un mobilier rustique d’époque. En mariant des murs unis, clairs, des meubles de bois foncé comme on en trouve encore dans la campagne, et ces jolies toiles en camaïeu, vous êtes certains de ne pas vous tromper.

L’idée originale, ici, est d’avoir établi, au deus du divan, un petit baldaquin soutenant une draperie souple qui sert de fond de lit. La même étoffe est utilisée pour les rideaux et les couvertures de sièges; cette répétition, loin d’être monotone, apporte beaucoup d’intimité à la pièce.

Dans une chambre d’époque Louis XV dont le mobilier a été dispersé, il était impossible de placer un lit moderne, sans déparer l’ensemble. On a tourné la difficulté en logeant dans l’alcôve un sommier monté sur quatre pieds, dont la simplicité ne pouvait heurter un cadre aussi typique. Notez la découpe de la boiserie surmontée de deux petits placards. Toute la pièce a été tapissée d’un papier, copie d’une « perse » ancienne, assorti au tissu qui recouvre le lit. Cette disposition est particulièrement heureuse pour une petite chambre dans une maison de campagne.