Quelques exemples de lit

LE LIT DE FER FORGE

Si le lit de fer forgé a de multiples parents pauvres, n’oublions pas que la ferronnerie est un art qui a inspiré de nombreux modèles d’un dessin parfait, séduisants par leurs courbes harmonieuses et équilibrées.

LA CHAMBRE D’HOMME

Elle doit être avant tout, simple, nette, un peu sévère : les hommes ont horreur du style « fanfreluches ». des drapés savants des bois trop chantournés. Évitez aussi les teintes pastels, les impressions fantaisie, choisissez plutôt les tons francs, unis, les tissus épais, gros ottomans ou velours. Sur les murs, un décor discret, qui peut avoir un lien avec les goûts ou les activités de l’occupant, ajoute l’indispensable note personnelle. Si vous aimez l’aticien, le style Empire avec ses lignes droites, ses formes un peu massives, est tout indiqué pour ce genre de pièce.

Dans une chambre réalisée par, un homme, voici un très beau lit « Retour d’Égypte ». placé sous une retombée de plafond formant baldaquin. Le dessus de lit est en feutrine violet cardinal, à passepoil blanc, l’oreiller est jaune, une passementerie borde le baldaquin tendu de la même feutrine. Moquette grise.

Le lit est bien le meuble essentiel de la chambre à coucher : Son style détermine tout le mobilier de la pièce. Capitonné de satin, il exige un cadre raffiné, des meubles précieux; rustique il est à sa place dans une maison de campagne, ou dans une chambre sans prétention. Les lits anciens à colonnes, coiffés d’un dais ou d’un baldaquin, ont un aspect un peu solennel qui ne peut s’adapter à n’importe quel ensemble. Il est bien évident, par exemple, qu’un meuble de cette importance écraserait une pièce de dimensions réduites. Il faut, pour le mettre en valeur, un espace suffisant, des murs clairs, sans surcharge décorative. Évitez aussi le voisinage de meubles trop lourds : bahut, armoire, qui risquent de créer un effet de masse, sans harmonie.

La chambre de style

Le lit détermine souvent le choix du mobilier qui l’accompagne. Le tissu a une grande importance et varie selon le style du mobilier. Pour les meubles précieux, il sera de soie ou de velours, uni, broché ou imprimé. On trouve actuellement de très jolies copies de modèles anciens, reproduits avec beaucoup d’exactitude, qui permettent de reconstituer le véritable décor d’une chambre Louis XV ou Louis XVI, par exemple.

Les coloris fondus, adoucis, le bleu qui est très favorable au repos, le gris, le rose, le jaune pâle rehaussé d’une touche d’or ou marié d’un ton contrastant, mais toujours dans une note de valeur équivalente, seront préférables à tous points de vue à certains mélanges hardis, pas toujours très heureux.

La pureté du cadre de cette pièce ne permet aucune dérogation à un style affirmé avec autant de précision; ce ne pourrait être qu’une faute. Le lit est garni d’une soierie piquée, matelassée, bordée d’une frange suivant le dessin d’un feston.

Les rideaux qui l’encadrent sont en taffetas de soie. Un fauteuil à coussin et une très belle bergère complètent cet ensemble.

LA CHAMBRE A L’ANCIENNE

Il est possible d’obtenir de jolis effets en assortissant le papier qui recouvre les murs à l’imprimé des rideaux et du dessus de lit.

Cette formule n’est pas nouvelle, mais elle a un petit cachet ancien qui va bien avec une chambre provinciale, aux meubles rustiques. Elle crée une atmosphère d’intimité, dénuée de tout caractère conventionnel. Cette répétition, cependant, risque d’écraser une pièce de petites dimensions et convient surtout à une maison de campagne, où l’espace est moins mesuré.

Cette chambre rustique est entièrement tapissée d’un papier ancien à sujets champêtres du XVIII siècle, bleu et blanc. La même impression se retrouve sur la toile utilisée pour les tentures. Le lit est surmonté d’un baldaquin d’où partent quatre grands rideaux drapés aux angles. A gauche, entre les deux fenêtres, un charmant bureau dos d’âne.

A Paris, une entrée, une salle de bains, une chambre. Ces trois pièces ont été aménagées dans une très grande chambre dont l’unique porte d’accès ouvrait sur le salon ; enfin la salle de bains se trouvait située à l’autre bout du corridor; tout ceci représentait un certain nombre d’inconvénients auxquels il fallait remédier; mais arriver à grouper ces trois éléments de confort et d’intimité soulevait bon nombre de problèmes; ainsi, pour en donner un exemple, la salle de bains, démunie de fenêtres, doit son aération à conduit dissimulé le long de la corniche, lequel est relié à la cheminée du salon voisin; dans la chambre qui représente à peu près les deux tiers de la surface originale, il a fallu créer une alcôve pour y placer le lit divan, réservant à droite et à gauche le volume nécessaire à l’aménagement d’une paire de confortables placards penderies; enfin dans le tiers restant, divisé en deux parties, la salle de bains et l’entrée, il a fallu calculer au centimètre pour que les portes ne se contrarient pas et que les appareils de la salle de bains occupent une place favorable et définitive. Je suppose que le décorateur a dû se livrer sur ses plans à un véritable jeu de puzzle… et qu’enfin il a gagné la partie. (Prudhomme Bene, décorateur.)

 

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