Savoir décorer une table est tout un art. Une maîtresse de maison doit ici faire preuve d’imagination et de fantaisie.

Il y a mille manières de dresser une table. Ne perdez pas de vue, bien sûr, les règles de base : l’assiette en face du convive, les couverts disposés de chaque côté, suivant l’ordre d’utilisation : à gauche, la fourchette, à droite, le couteau (le tranchant vers l’assiette), puis la cuiller, dont la face intérieure est tournée contre la nappe (à l’inverse de la mode anglaise), le porte couteau est facultatif, mais souhaitable. La serviette, en général, simplement pliée sur l’assiette. Les couverts à dessert ne figurent pas sur la table, ils sont apportés avec les assiettes à dessert.

Les verres se placent devant l’assiette, le plus grand à gauche, puis, par taille décroissante, les verres à vin.

A droite de chaque couvert, vous pouvez placer un cendrier, car il est fréquent aujourd’hui de fumer avant la fin du repas. De place en place, disposez quelques gobelets contenant des cigarettes variées.

C’est avant tout le style de votre salle à manger, le caractère de votre réception qui déterminent la parure de la table : fête de famille, baptême, première communion, mariage. Vous devez prévoir, pour chacune de ces occasions, un thème de décoration en harmonie avec vos possibilités fleurs, fruits, belles pièces d’orfèvrerie ou de porcelaine.
Suivant les saisons.

Votre table aura beaucoup de charme si vous l’ornez avec les fleurs et les couleurs de la saison. Choisissez au printemps des anémones, des jonquilles, des tulipes plutôt que la fleur hors de saison, cultivée en serre. Ici, la nappe bleu turquoise met en valeur les assiettes anciennes à fond blanc, à décor d’oiseaux, aux bords ajourés. L’argenterie, comme les carafes et les verres en cristal de Baccarat, sont du XIX siècle. Le décor floral est une idée amusante dans un gros chou frais, creusé, on a disposé un bouquet mêlant anémones, giroflées, marguerites, tulipes, muguet, jacinthes, renoncules. Entre les couverts, quatre feuilles de chou servent de coupes à fleurs. Trois bougeoirs d’argent avec bougies blanches complètent le décor.

La nappe blanche, classique ou brodée et incrustée de dentelles, est toujours appréciée elle est seule admise pour un dîner très élégant, comme celui ci. Les assiettes de fine porcelaine, ornées de roses toutes différentes, sont du XVIIIe siècle, comme les couverts de vermeil. Verres à dégustation en cristal uni. Les bougeoirs de style anglais, les cendriers et la timbale à cigarettes sont en argent. Au centre, un bouquet pyramidal fait de fleurs très diverses piquées dans un compotier chinois à trois étages. Roses, azalées. oeillets, camélias, amaryllis, giroflées, marguerites s’entremêlent de brins d’avoine et ‘de feuillage sombre.

Pour les grande occasions.

Voici une table claire, gaie, fort bien dressée et tout à fait dans la note de cette cérémonie familiale. La nappe blanche est toute simple, mais les assiettes en porcelaine du XVIII siècle, à bords ajourés, sont de la plus grande finesse. Argenterie ancienne et verres de cristal uni. Trois bouquets serrés sont noués avec des rubans de satin bleu et rose, qui se prolongent en longs pans flottants. La table est semée de dragées que l’on retrouve encore, montées en petits bouquets, mêlées aux fleurs blanches et roses : jacinthes, marguerites, narcisses, amaryllis. On a écarté volontairement toute teinte trop vive, toute surcharge d’argenterie qui compromettraient l’harmonie fraîche de cet ensemble.

PREMIERE COMMUNION

C’est, bien entendu, une symphonie en blanc; nappe blanche, légèrement brodée, assiettes blanches modernes cernées d’un simple filet bleu, verres en cristal de Saint Louis. Peu d’argenterie, à l’exception des objets les plus usuels; les manches des couteaux sont en nacre. C’est en grande partie le décor floral qui assure la réussite de ce couvert, étudié pour la circonstance. Trois couronnes de fleurs blanches (roses, pivoines, marguerites, oeillets, pois de senteur, pensées) entourant trois hautes bougies blanches et quelques fleurs disposées en cercle, complètent ce chemin de table. Devant chaque couvert est posé un petit bouquet.

AUTOMNE

Il n’est pas nécessaire d’avoir une argenterie somptueuse, des porcelaines anciennes et des cristaux admirables pour réaliser un joli décor de table.

Les bois en automne sont pleins de trésors dont vous ferez des merveilles : feuillages roux et dorés, baies sauvages, marrons luisants à peine sortis de leur coque. Les éléments les plus simples : ici une poignée de plumes de faisan disposées en rayons autour d’un bougeoir de cristal enrubanné d’une guirlande de lierre, vous permettront de dresser un couvert très personnel. Sur la nappe en grosse toile bleu canard, des assiettes de faïence ornées d’une feuille d’un vert cru, des gobelets de couleur et trois bougies d’un rouge vif.

HIVER

Une nappe rouge apporte beaucoup de gaieté à la table de Noël elle s’harmonise avec le feuillage, les guirlandes argentées et tous les petits accessoires scintillants qui accompagnent souvent le plus modeste décor de cette fête. Mais elle convient aussi à un couvert plus somptueux, sa tonalité chaude met en valeur la porcelaine blanche, les cristaux, l’argenterie. Le centre de la table est orné d’un petit sapin avec des bougies, sur lequel sont accrochés quelques menus cadeaux pour les convives, de petits objets brillants et des rubans. Quelques beaux citrons font une tache éclatante sur la nappe rouge. Assiettes d’époque 1880, argenterie ancienne et cendriers coquilles en vermeil.