L’artiste se réjouit toujours de créer un décor qui est le reflet de sa personnalité : d’où sa prédilection, sans douté, pour les greniers où tout est à faire. Aucun cloisonnement n’est là pour imposer un mode d’habitation, quel qu’il soit. La plus grande fantaisie est permise, et, il faut bien le reconnaître, le résultat est souvent une réussite.
Voici le plan du grenier, avant la transformation : remarquez la différence du niveau du sol, le plafond d’une pièce, à l’étage inférieur, ayant été surélevé. Loin d’être catastrophique, ce dénivellement est devenu un avantage il a permis de séparer la partie « atelier » de la partie « living room »; quelques marches d’escalier réunissent l’ensemble, ainsi que vous le voyez dans la réalisation (page suivante). La pente du toit a été modifiée de manière à établir, au nord et au sud, deux larges baies verticales. La pièce est peinte en gris clair; une moquette verte recouvre le sol.
Il est établi dans la partie surélevée. La table du dessinateur, placée devant la fenêtre, bénéficie du maximum de lumière. Le plateau peut être incliné ou relevé à volonté. Au mur, quelques affiches du jeune artiste mettent une note vive. A droite, l’amorce
du classeur bibliothèque qui occupe tout un côté : les éléments bas forment placards, les casiers supérieurs servent au rangement des documents et des livres. Des lampadaires articulés, à réflecteurs métalliques, permettent d’orienter la lumière suivant les nécessités du travail.
Le coin du living room salle à manger
En contrebas de l’atelier, voici la pièce de séjour réservée à la détente, aux repas. La grande verrière, placée en vis à vis de celle de l’atelier, donne le maximum de lumière; au dessous, les radiateurs, surmontés d’une tablette de comblanchien. Une table pour les repas, quelques chaises, un sofa et l’indispensable guéridon bas suffisent à meubler cette pièce, dont l’aspect très net, soigné, contraste avec le désordre apparent de l’atelier.