ABELIA GRANDIFLORA

Peu d’arbustes fleurissent à la fin de l’été, une époque qui souffre en général d’un manque de fleurs. Cette plante ravissante comblera ce vide et étendra l’intérêt de cette saison. Elle a un feuillage vert hors du commun avec de petites feuilles ovales de 2,5 à 6 centimètres de long et la moitié en largeur, dentelées. Les fleurs en forme d’entonnoir, d’un rose pale et légèrement parfumées sont également accrochées à des tiges ténues recourbées. Cette abelia est en général une plante vivace et même si elle ne parvient à prendre à cause du gel, elle bourgeonnera de nouveau au printemps suivant.

ACER PALMATUM

Cette variété japonaise d’érable est un petit arbre droit, mais la plupart de ses clones sont en forme de petites boules et ont des branches basses, et sont donc classifiés parmi les arbustes. Cela fait des siècles qu’on les cultive au japon, où ils sont le modèle favori des aquarellistes, par leurs formes en cascade et leurs couleurs automnales. Ils furent introduits en Occident au début du XIX ème siècle et devinrent rapidement populaires. La majorité des arbres les plus connus doit ses couleurs vives d’automne à cette espèce. Ils sont de parfaits éléments pour le jardin de ville, car leur croissance est lente: il leur faut plusieurs années pour atteindre leur hauteur maximale d’environ 2,50 mètres.

La semence de l’Acer palmatum germe librement et une seule plante peut engendrer une multitude de formes différentes. Etant donné que de nombreuses variétés sont sélectionnés pour leur vivacité, leur couleur ou la forme des feuilles, il est préférable d’obtenir une variété comme de source sûre. L’une des plus connues est le “Dissectum Atropurpureum” aux feuilles rouges mordorées durant tout l’été. J’aime aussi l”aureum”, qui a ses feuilles jaunes pâles aux jolis rebords rouges au printemps et jaunes vifs en automne. Il existe divers clones, comme le “papillon”, qui a un joli feuillage tacheté couleur crème. Il existe aussi des variétés à l’écorce séduisante: le “Sangokaku” (vendu parfois sous le nom de “Senkaki”) aux brindilles rouge corail, qui est un délice au printemps, par les variations de son feuillage, d’un vert vif au printemps à des tons roses en automne en passant par un jaune ardent en été. Toutes ces variétés s’accommodent d’un sol neutre ou acide, humide mais surtout bien arrosé; seules les variétés les plus robustes tolèrent des conditions alcatines fortes. Leurs couleurs sont plus éclatantes si elles poussent au soleil, sauf pour les clones diaprés qui préfèrent une légère ombre et ont tendance à se dessécher au soleil.

BUDDLEJA

Ma buddleja favorite est la Buddleja alternifolia qui fleurit au printemps, communément appelée la buddleja de fontaine de par son gracieux effet larmoyant. Les fleurs d’un pourpre vif sont en bouquet tout le long des branches pendantes, et les feuilles longues et ténues accentuent l’impression de larmoiment. Elle grandit jusqu’à 3 mètres ou plus, mais on peut garder la juste mesure par une taille minutieuse juste après la floraison. Lors de la taille, attention à ne pas toucher aux nouvelles productions de la saison, puisque ce sont ces bourgeons qui fleuriront l’année suivante. Cette buddleja compte parmi les classiques.

L’arbuste commun “papillon” B. davidii est si vivace et aisé à cultiver qu’il est devenu comme une mauvaise herbe qui prend racine dans les murs et envahit les jardins négligés. Maïs cela vaut quand même la peine d’en cultiver un parmi les plus connus: le “Nuit noire” d’un violet sombre, le “Bleu empire” violet et le “Eté charmant” d’un rose lavande. Ceux ci devront tous être taillés à ras au début du printemps pour faciliter une nouvelle croissance qui apportera des fleurs en été.

BUXUS SEMPERVIRENS

Cela fait des siècles que le buis, natif de la méditerranée, d’Europe occidentale et d’Amérique centrale, est cultivé dans les jardins. Il n’est pas étonnant que les premiers jardiniers aient si vite reconnu ses nombreuses qualités, c’est une plante très utile. également heureux au soleil et à l’ombre, le buis pousse sur n’importe quel sol, d’une glaise épaisse à un sable léger et il ajoute une note élégante à n’importe quel jardin. On peut le tailler nettement en toutes sortes de formes qui resteront fermes, car cette plante pousse très lentement. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, les formes géométriques sur le sol ou en pots ponctuaient de nombreux jardins.

Les feuilles du buis sont petites, rondes et rigides, d’un vert lustré sombre. Les fleurs, qui apparaissent vers la fin du printemps, sont petites et communes, reconnaissables uniquement à leurs anthères jaunes, mais elles sont d’un éclat surprenant lorsqu’on les brosse.

On trouve le plus souvent le buis de jardin sous la forme naine Buxus sempervirens “Suffruticosa”, planté en bordure des parterres et bouquets. Avec un peu de patience, les jardiniers peuvent facilement leur donner des formes de ballons, pyramides ou cônes ou, plus aventureusement, de spirales ou d’éventails. Mais il est aussi possible d’acheter du buis possédant déjà une grande variété de formes.

CAMELLIA

Ces plantes vertes un peu fragiles et qui aiment les sols acides sont prisées pour leurs fleurs glorieuses aux teintes blanche, rose, pêche, orange, rouge et parfois à deux couleurs. Placez les à un endroit ou le soleil du matin ne les atteindra que lorsque tout le givre aura disparu. Dans des climats plus froids on peut les faire pousser en pots, afin de les déplacer loin du gel dans la serre durant l’hiver.

Camellia sasanqua est la première à fleurir, tard en automne et dure tout l’hiver. Cette plante soutient des températures aussi basses que 1O° c, pourvu qu’elle soit protégée du vent, et s’élèvera à 4 mètres. Cette variété a des fleurs blanches et il en existe de nombreuses notamment japonaises qui ont des fleurs d’une ou deux couleurs: rose, rouge ou blanc. Camellia reticula aux fleurs allant du rose pâle au rouge, fleurit au début du printemps. Cet arbuste atteint en général une hauteur d’environ 3 mètres. Les suivantes à fleurir, à la moitié ou à la fin du printemps, sont les C. japonica et C. saluenensis (les deux disponibles en plusieurs tons), et le croisement de ces deux variétés: C. williams. Cette belle hybride vigoureuse est vivace (elle supporte jusqu’à 15° c) et donne des fleurs en grand nombre. Parmi ses nombreux clones on trouve “J. C. Williams”, “Donation” et “St Ewe”, tous à fleurs aux délicates teintes roses. Outre ses nombreuses vertus, “Donation” est aussi l’un des rares camellias qui laissera tomber ses fleurs fanées, au lieu de les tenir suspendues lorsqu’elles seront flétries et brunes.

CERCIS SIUQUASTRUM

La légende rapporte que judas se pendit à cet arbre, d’où son nom commun: l’arbre de judas. Il fut introduit en Europe par les croisés à leur retour du Moyen Orient il y a 6 siècles. Ils furent sans aucun doute enchantés à la vue de cette plante qui resplendissait de fleurs rose vif. Les feuilles rondes, bleu vert au printemps et en été, deviennent jaunes à l’automne et les fleurs sont suivies de cosses pourpres. Dans un lieu au climat doux, avec un sol bien draine, l’arbre de judas atteint 3 mètres de haut et un peu moins en largeur. Le C. Canadensis, est une espèce nord américaine plus adéquate pour des espaces froids, reste tout aussi magnifique les fient bouton rouge sont parfois utilisées des salades.

CHAENOMELES SPECIOSA

La japonica nous fut rapportée de C par Sir joseph Banks en 1796, mais ce que 40 ans plus tard que Siebold déc les variations et croisements nombre spectaculaires, qui avaient été cultive japon durant des siècles. Les actuellement accessibles aux jardiniers du “Simonii”, aux plantes rouge vif, au “Nivalis” blanc, sans oublier le “Moerloosei” aux fleurs roses. Leurs fruits sont semblables à de minuscules pommes dorées, et sont parfois d’un rouge vif et tachetées de points gris. Ils font de délicieuses gelées comparables à la gelée de coing.

Cultivée contre un mur la chaenomeles pourra éventuellement atteindre 1,80 mètres. Sans tuteur, elle grandira jusqu’à 3,60 mètres en hauteur et en largeur, mais il faudra attendre 1/2 siècle pour avoir ces dimensions. Elle croît en sols humides, mais dans des conditions d’acidité, elle apprécie un lime en supplément au moment de la mise en terre. Il est simple de la tailler: coupez . seulement les tortillons nouveaux à l’été.

CHIMONANTHUS PRAECOX

Lorsque le Chimonanthus praecox fut rapporté de Chine en Grande Bretagne en 1766, on le nomma 4e “premier poivre de Caroline”, par sa ressemblance et sa parenté avec le poivre nord américain Calycanthus. Son nom latin (dérivé du grec) signifie littéralement “fleur d’hiver”. On l’appelle communément de nos jours, et à juste titre “douceur d’hiver”: c’est l’un des plus beaux arbustes parfumés. Je l’ai rencontré pour la première fois en allant collège un matin d’hiver ensoleillé. remarquai d’abord son parfum doux, bien avant d’avoir vu l’arbuste aux fleurs jaune De plus près ces fleurs révèlent des bouquets intérieurs intrigants, de petits sépales pourpres entourés d’une frange d’auti sépales jaunes presque faits de cive. C’est un arbuste pour jardinier patient, puisque les fleurs n’apparaissent pas avant ses 5 ou6 premières années. Les feuilles sont d vert sombre, et deviennent jaune ver l’automne.

Plantez le Chimonanthus contre un n chaud, sur un sol riche et bien humidi en choisissant un endroit qui soit proche d’une maison afin d’en apprécier fleurs parfum lorsque vous sortirez. Pour plus d’intérêt, essayez de le combiner avec une plante grimpante qui fleurit à l’été, comme une clématite à larges feuilles ou le Troaeolum peregrinum.