La coloration du bois à l’aide de teintures est le procédé le plus anciennement connu et le plus répandu. Elle doit être précédée dans la plupart des cas par un lavage répété à l’eau bouillante, puis après séchage complet d’un sur façage (ponçage au grin fin), parfois, pour certains bois peu colorés, d’un blanchiment et éventuellement d’un mordançage.

Le blanchiment

Pour obtenir des teintes plus délicates avec certains bois peu colorés, on commence par les blanchir en passant plusieurs fois un tampon de coton imbibé de la solution suivante: 500 g de chlorure de chaux; 70 g de carbonate de soude; 2 l d’eau.

La mordançage

Les mordants sont des produits qui, appliqués sur le bois, lui donnent la propriété de fixer les couleurs naturelles (minérales, animales ou végétales). Vous pouvez mordancer avec l’alun en poudre. Diluez dans de l’eau bouillie 50 g d’alun par litre, et laissez déposer le léger trouble qui peut se produire. L’application du mordant (comme de la teinture) se fera au moyen d’un pinceau, d’une brosse, d’une éponge ou d’un chiffon.

La teinture

Pour teindre, on applique sur le bois bien préparé et dégraissé la solution aussi chaude que possible pour favoriser la pénétration. On peut donner plusieurs couches successives de mordant comme de teinture, mais il faut laisser sécher chaque application avant de passer à la suivante. Pour les nuances foncées, on peut donner alternativement une couche de mordant et une couche de teinture. Le résultat obtenu est toujours meilleur en appliquant 2 ou 3 couches de couleur d’intensité moyenne, plutôt qu’une seule couche de forte intensité.

Les colorants

Il en existe dans le commerce prêts à l’emploi (on peut généralement ensuite les recouvrir d’un vernis); on trouve également les vernis teintes, qui font les deux opérations en une seule, et des mordants cires, qui s’appliquent au pinceau et se lustrent avec un chiffon de laine après séchage. Voici toutefois quelques recettes de teintures à préparer vous même.

Le brou de noix. La solution la plus simple est de l’acheter en bouteille prête à l’emploi, à diluer avec plus ou moins d’eau, selon la teinte désirée. Si vous souhaitez cependant le préparer vous même, faites sécher des enveloppes de noix très mûres et faites en bouillir 200 g par litre, pendant 2 heures, Dès que le liquide est refroidi, il peut être utilisé. Le brou de noix offre une gamme de tons des plus variés.

Teinture en rouge. Le santal donne assez facilement un rouge bordeaux sur le bois. Faites macérer 100 à 200 g de poudre de santal dans 1 l d’alcool de bois. Mouillez le meuble à teindre avec cette solution filtrée.

Teinture en bleu. Le carmin d’indigo ou l’indigo, solubilisé par de l’acide sulfurique (dans le rapport 1 pour 7) donne un beau bleu. Le bois sera préalablement mordancé par une solution d’acétate d’alumine (faites dissoudre 25 g de sulfate d’alumine dans /2 I d’eau d’une part et 25 g d’acétate de soude dans 1/2 I d’eau bouillante d’autre part. Lorsque les solutions sont tièdes, on les mélange). Après séchage, on applique la teinture en solution chaude.

Teinture en noir. Donnez au bois 2 ou 3 applications de solution de campêche à chaud. Le bois prend une teinte violette. Lorsqu’il est sec, on fait virer le campêche au noir par une couche de pyrolignite de fer à 3° Beaumé. Quelques heures après, si le noir est suffisamment intense, on peut encaustiquer ou vernir.

Remarque:

Les produits de teinture se trouvent dans les quincailleries à l’ancienne et dans certains magasins spécialisés dans les produits de restauration du bois.