Le blanchiment des textiles
A la longue, les textiles, aussi bien végétaux (coton, lin) qu’animaux (laine), jaunissent ou grisaillent. Voici trois méthodes de blanchiment à pratiquer sur des textiles préalablement lavés, donc propres.
LES TISSUS D’ORIGINE VÉGÉTALE
Avec les tissus d’origine végétale tels coton ou lin, vous pourrez employer trois produits blanchissants:
- Les hypochlorites sont des sels de calcium et de sodium que l’on trouve dans l’eau de Javel et le chlorure de chaux. Leur pouvoir blanchissant provient de l’oxygène qui s’en dégage spontanément.
- Les persels, que l’eau décompose avec production d’eau oxygénée. On peut facilement s’en procurer en droguerie ou pharmacie sous les noms de: persulfates, percarbonates, perborates et persilicates.
- Les blancs optiques agissent d’une tout autre manière, le linge n’étant pas effectivement blanchi, dans le sens «détaché», mais plutôt apparemment, c’est à dire «optiquement» blanchi.
Blanchiment aux hypochlorites
L’effet blanchissant de l’eau de Javel est bien connu, mais encore faut il l’employer convenablement. Tout d’abord, il ne faut l’utiliser que dans un récipient émaillé (tôle émaillée ou porcelaine émaillée, lavabo par exemple). La température de l’eau a également son importance puisque, si à haute température l’action est plus rapide, elle n’en est pas moins très nocive pour les fibres textiles qui s’usent et deviennent facilement déchirables. En fait, l’idéal est d’utiliser de l’eau froide ou tiède, c’est à dire ne dépassant pas 35° à 40°. N’utilisez jamais d’eau de Javel concentrée (vendue en petits berlingots) sans l’avoir préalablement diluée selon les indications portées sur l’emballage. En effet, l’eau de Javel concentrée est en général à 480 chlorométrique pour 250 cm3 de liquide; il faut y ajouter 3/4 de litre d’eau pour l’amener à 120. Pour blanchir votre linge, diluez en mélangeant bien (avant de tremper le linge), 1 verre d’eau de Javel à 120 par 5 l d’eau.
Rincez ensuite abondamment. Pour éliminer réellement toutes traces d’eau de Javel (à laquelle certaines personnes sont allergiques), en plus du rinçage, neutralisez par un trempage dans une solution tiède à 1% d’ammoniaque.
Blanchiment aux persels Facile à employer et à préparer, le perborate de soude gagne toujours à être additionné de persilicate de soude qui empêche l’oxygène de disparaître à cause de l’humidité pendant la conservation du produit.
Les persels doivent être utilisés dans une eau assez chaude: c’est à partir de la température de 50′ minimum que commence le dégagement d’oxygène. Les proportions à employer sont très faibles pour un blanchiment pourtant très efficace: 1 g par litre d’eau, soit une cuillerée à café pour 5 l d’eau. Comme avec l’eau de Javel, n’utilisez que des récipients émaillés.
Blanchiment aux blancs optiques
Ces produits existent dans le commerce sous différents noms de marques, mais on en trouve dans la composition de nombreuses poudres à laver. Les blancs optiques sont des poudres qui n’ont aucune propriété détachante; elles agissent sur certaines radiations invisibles de la lumière et les transforment en blanc visible. Sans nuire en quoi que ce soit au textile, ces poudres donnent un blanc éclatant; on peut même les utiliser avec le linge de couleur, elles deviennent plus contrastées et plus vives par le même phénomène optique.
LES TISSUS D’ORIGINE ANIMALE
Pour la laine, les hypochlorites sont à proscrire. On peut, en revanche, employer les persels et les blancs optiques. Les persels seront utilisés avec de l’eau tiède, mais dans des proportions plus importantes que pour les textiles végétaux afin de compenser la basse température. Doublez environ les proportions, et laissez tremper plusieurs heures. Rincez abondamment.
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